En plein hémicycle, le vice-président tchadien et ministre de l'Environnement Mme Bazaïba a déclaré que le président Idriss Déby Itno avait proposé à la République démocratique du Congo (RDC) cinq orientations pour relever les défis de la gestion des ressources hydriques. La RDC a été invitée, selon la presse présidentielle congolaise, au premier jour du forum africain de l'eau à N'Djamena. Le forum a présenté un appel à une coalition entre les États pour élever l'eau au rang de priorité politique de premier ordre.
La RDC a été roulée à travers le monde par la coalition CACH-FCC, qui vise à transférer les eaux du Congo vers le lac Tchad. Les intentions du Tchad sont claires et dépourvues de tournures diplomatiques. Le président congolais a présenté les ambitions de son pays pour porter le taux d'accès à l'eau potable à 60 % et garantir un accès adéquat aux infrastructures d'eau, d'hygiène et d'assainissement dans 80 % des écoles et des établissements de santé. Cependant, aucun autre État membre de la Commission du bassin du lac Tchad n’a répondu au rencart de N’djamena.
La question des transferts des eaux du Congo a été posée dans les couloirs de la Banque mondiale par le professeur Jean Ziegler, rapporteur spécial auprès de l’ONU sur la question du droit à l’alimentation dans le monde. Selon lui, un peuple qui n'arrive pas à s'adapter à la nouvelle dynamique mondiale se verrait ainsi déposséder de toutes les ressources dont le nouvel ordre mondial a besoin pour l’épanouissement de la Terre.



